Les taxis devront monter le ton

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Montréal, le 2 avril 2019 – Après une rencontre de plus de six heures avec les représentants du ministère des Transports, les représentants de l’industrie du taxi en viennent à un constat clair, le gouvernement ne veut rien entendre de leurs revendications. Lors de cette rencontre, les taxis ont demandé :

  • Une étude d’impact indépendante, rapide et transparente afin d’établir clairement les conséquences du projet de loi 17 pour tous;
  • Une suspension de deux semaines dans l’avancement du projet de loi afin de calmer le jeu et permettre un dialogue constructif.

La première demande est restée sans réponse. La seconde a été carrément rejetée par le cabinet du ministre des Transports.

« Où est l’urgence de détruire l’industrie du taxi? Pourquoi le gouvernement se précipite-t-il dans une voie qui envoie 22 000 familles à la faillite? Normalement, on met des centaines de millions en urgence pour sauver une industrie, pas pour la détruire, » estiment les représentants de l’industrie Michel Aboujaoudé, François Cyr, Abdallah Homsy, Wilson Jean-Paul et Serge Lebreux.

L’industrie devra monter le ton

Alors que les représentants de l’industrie sont ouverts au dialogue, ils constatent que le gouvernement ne semble tenir des réunions que pour donner l’impression d’être ouvert.

« Les taxis vont devoir monter le ton et tenir la plus grande manifestation à ce jour, d’un bout à l’autre de la province. On dirait que c’est le seul langage que comprend monsieur Bonnardel. On dirait qu’il prend les vies qu’il brise à la légère, » ajoutent les porte-parole.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.