LES MÊMES RÈGLES DOIVENT S’APPLIQUER À TOUS LES TRANSPORTEURS RÉMUNÉRÉS DE PERSONNES

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Montréal et Québec, le 6 octobre 2019 – Les Taxis du Grand Montréal (TGM), le Comité provincial du taxi (CPCDIT) et le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) tiennent à réitérer les demandes des 3500 taxis qu’ils représentent. Les entreprises membres de ces organisations sont Allo Taxi, Taxelco, Taxi Atlas, Taxi Boisjoly, Taxi Champlain, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop de l’Est, Taxi Coop de l’Ouest, Taxi Coop Val-Bélair, Taxi McGill, Taxi Pontiac, Taxi Rosemont, Taxi Union et Taxi Van Médic. Les représentants des propriétaires, des chauffeurs et des intermédiaires au Bureau de taxi de Montréal (BTM), Hassan Katoua, Souheil Saad et Georges Malouf, appuient les demandes ci-dessous.

Pour que le projet de loi 17 soit acceptable :

  1. TOUS LES TRANSPORTEURS RÉMUNÉRÉS DE PERSONNES DOIVENT RÉPONDRE AUX MÊMES RÈGLES, aussi bien Uber que les taxis ;
  2. Les propriétaires de permis de taxi doivent recevoir rapidement une compensation pleine et entière pour l’expropriation forcée qu’ils subissent. La Commission des transports du Québec estime la valeur des permis de taxi en décembre 2014, moment de l’arrivée d’Uber au Québec, à 1,3 milliard de dollars ;
  3. Des clientèles doivent être réservées aux taxis pour assurer aux 22 000 familles du taxi des revenus décents. Ces activités réservées sont, notamment, le transport dit adapté, le transport collectif, les contrats publics et le hélage.

Les organisations de taxi rappellent ces exigences fondamentales alors que certains demandent derrière des portes closes qu’on crée un nouveau système « à deux vitesses » et qu’on maintienne le carcan désuet des taxis. Les TGM, le CPCDIT et le RITQ sont en profond désaccord avec tout nouveau cadre législatif qui irait en ce sens.

Par ailleurs, jusqu’à nouvel ordre, les organisations mandatent monsieur Abdallah Homsy de les représenter auprès du gouvernement et du public.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 8800 détenteurs de permis de taxi. Collectivement, ces permis valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Pour beaucoup de ces travailleurs, ce permis exigé et émis par le gouvernement du Québec, a été acheté à fort prix et leur propre maison est en garantie de cet achat. S’ils perdent leur permis, ils perdront souvent leur maison par le fait même.