Les nouveaux moyens de pression culmineraient au Grand Prix du Canada

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Montréal et Québec, le 29 mai 2019 – L’étude détaillée, article par article, du projet de loi 17 commencera vraisemblablement demain. Les taxis du Québec vont surveiller de très près le début de cette nouvelle étape en route vers l’adoption du projet de loi 17.

« Jusqu’à maintenant, le ministre des Transports a adopté une attitude “crois ou meurs” par rapport à son projet de loi. Tous ceux qui ont expliqué les aspects désastreux de cette déréglementation ont été accueillis très froidement par le ministre, qui a souvent préféré s’enfermer dans une idéologie pro-Uber difficilement justifiable et nullement appuyée par les faits. Nous prêterons une très grande attention à l’étude détaillée dans l’espoir qu’il ait compris la justesse de certaines critiques importantes. S’il persiste à maintenir les aspects le plus destructeurs de son projet de loi, nous reprendrons les moyens de pression, qui vont culminer au Grand Prix du Canada, » expliquent Michel Aboujaoudé, François Cyr, Abdallah Homsy et Serge Lebreux, porte-parole de l’industrie du taxi.

Au cours des dernières semaines, les taxis ont été relativement silencieux, pour laisser place à la réflexion et l’analyse. S’il s’avère que le ministre n’apporte aucun changement majeur à son projet de loi, les taxis sauront qu’ils n’ont plus rien à perdre. Les critiques du projet de loi 17, en commission parlementaire, ont été, notamment, la Ville de Montréal, les utilisateurs du transport adapté, toutes les organisations de taxi, la FTQ, le Bureau du Taxi de Montréal et le Mouvement Desjardins.

Ces critiques ont dit au ministre des Transports que :

  • L’abolition du cadre actuel est inutile, néfaste, que la modernisation du taxi peut s’opérer à l’intérieur du système actuel et donc permettre à l’État d’économiser des centaines de millions $ ;
  • La valeur des permis de taxi est de 1,3 milliard $ et que toute compensation pour expropriation en deçà de cette somme serait injuste et injustifiable ;
  • Les contribuables n’ont pas à payer pour cette déréglementation qu’ils n’ont pas demandée. C’est à Uber et aux nouveaux joueurs de payer. Ils en ont largement les moyens ;
  • Le projet de loi ne contient aucune mesure sur le transport adapté et constitue un recul pour des milliers de personnes handicapées ;
  • La déréglementation va apporter plus de bouchons de circulation, surtout à Montréal, comme c’est le cas actuellement à New York et à San Francisco ;
  • La déréglementation va augmenter l’émission de GES parce qu’elle met en faillite des entreprises munies de véhicules hybrides pour les remplacer par des milliers de quidams qui feront du transport rémunéré avec leur voiture à essence personnelle ;
  • Le projet de loi 17 mène à la destruction du métier de chauffeur de taxi pour le déplacer vers l’amateurisme. Le projet de loi poussera vers la faillite, l’endettement et la précarité les 22 000 familles actuelles du taxi, en plus de tous les milliers de chauffeurs d’Uber qui travailleront pour des salaires de misère ;
  • L’ouverture à Uber constitue un recul parce qu’elle invite les multinationales à ignorer nos lois et à venir prendre les capitaux du Québec pour les envoyer dans les paradis fiscaux.

« Jusqu’à maintenant, les taxis ont été plutôt patients, en espérant que le gouvernement verrait lors des consultations parlementaires à quel point son projet de loi pro-Uber est néfaste. L’étude détaillée du projet de loi 17, notamment de l’article 1 qui abolit les quotas et les territoires, sera le moment pour le gouvernement de démontrer l’ouverture et l’écoute dont il se vante depuis des mois. S’il n’y a aucun changement profond, les taxis vont devoir prendre des moyens plus importants. Le gouvernement ne leur donnera plus le choix en détruisant sciemment leur industrie au bénéfice d’une multinationale sans foi ni loi, » concluent les porte-parole.

Les taxis demandent au gouvernement, par transparence, de déposer tous les amendements proposés dès le début de l’étude détaillée.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ et des TGM.

LISTE DES RECOMMANDATIONS DE L’INDUSTRIE DU TAXI

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Recommandations portant sur le principe du projet de loi

  • Que l’Assemblée nationale vote contre le principe du projet de loi no 17, Loi concernant le transport rémunéré de personnes par automobile ;
  • À défaut,
  • que l’Assemblée nationale adopte des amendements visant le maintien d’une gestion de l’offre renouvelée, afin d’assurer la disponibilité et la qualité des services aux citoyens, la pérennité et la modernisation de l’industrie, ainsi que le maintien de la valeur des permis de propriétaire de taxi ;
  • que le titre du projet de loi soit modifié ainsi : Loi concernant le transport par taxi et le transport rémunéré de personnes par automobile ;
  • À défaut, que l’Assemblée nationale adopte des amendements prévoyant le financement et le versement d’une compensation équitable basée sur la pleine valeur marchande indexée des permis de propriétaire de taxi en 2014-2015 ;
  • Que soit reconnue la véritable valeur marchande totale des permis de propriétaire de taxi professionnel avant l’arrivée d’Uber sur le marché québécois, à savoir approximativement 1,3 milliard de dollars en 2014-2015, valeur devant être indexée pour équivaloir aux dollars d’aujourd’hui ;
  • Que le gouvernement dévoile toutes les études, hypothèses et projections économiques sur lesquelles il s’est basé afin de proposer sa réforme;

La mobilité durable au cœur du débat

  • Que la notion de « mobilité durable » soit introduite dans la législation et donc introduite à l’article 1 de la Loi actuelle ou du projet de loi (référence : Politique de mobilité durable 2030 du ministère des Transports) ;
  • Que le gouvernement s’engage à adopter les mesures pertinentes afin que l’industrie du transport rémunéré de personne maintienne à son niveau actuel ses émissions de gaz à effet de serre ou les diminue, mais ne les augmente pas dans le futur ;
  • Que la législation ou la réglementation prévoie que toute voiture berline faisant du transport rémunéré de personnes, incluant donc autant le taxi professionnel que les nouveaux joueurs, devra être hybride, hybride rechargeable ou entièrement électrique au plus tard dans 24 mois ou à la prochaine date de renouvellement des véhicules selon les règles actuelles;

Des services de transport adapté de qualité, fiables et sécuritaires

  • À des fins de maintien de l’accessibilité et de la qualité du service, de fiabilité et de sécurité, que les services de transport adapté par véhicule automobile (autres qu’autobus ou minibus) soient réservé au taxi professionnel ;
  • Qu’une formation spécialisée soit obligatoire pour les chauffeurs en transport adapté ;
  • Que le gouvernement envisage une formation continue obligatoire à tous les 2 ans pour les chauffeurs en transport adapté ;
  • Que les caractéristiques nécessaires afin qu’une voiture puisse réaliser du transport adapté soient prescrites par règlement du gouvernement, selon les catégories « berline » et « fourgonnette », afin d’intégrer toutes les caractéristiques nécessaires à ce type de service ;
  • Dans le contexte d’un marché réservé au taxi professionnel, que l’accès aux programmes gouvernementaux liés à la transformation des véhicules pour les rendre plus accessibles deviennent conditionnels à la réalisation de transport adapté.

Des contextes réservés au taxi pour assurer sa pérennité

  • En transport rémunéré de personnes, que les aires d’attentes et les voies réservées soient uniquement réservés au taxi professionnel ;
  • Que les bassins d’attentes liés aux infrastructures nationales ou régionales soient strictement réservés à l’industrie du taxi professionnel;
  • Que le hélage sur la voie publique et la commande téléphonique soient réservés au taxi professionnel ;
  • Que les contrats de transport de personnes du gouvernement du Québec, des organismes gouvernementaux et des municipalités soient réservés à l’industrie du taxi professionnel ;
  • Que le droit de desservir les lieux reconnus comme infrastructures nationales et régionales à haut niveau d’achalandage ou liés au transport intermodal (aéroports, ports, gares, salles de spectacles, etc.) soit réservé prioritairement au taxi professionnel ;
  • Que la plaque de taxi professionnel soit maintenue comme identifiant supplémentaire pour les voitures de taxi et les limousines, notamment pour les contextes des voies réservées, des postes d’attente et des lieux réservés ;
  • Que la possibilité de convenir par contrat écrit d’un tarif de transport différent du tarif du gouvernement soit maintenue pour le taxi professionnel ;
  • Que les programmes gouvernementaux visant la modernisation de l’industrie du taxi (technologies, électrification, image de marque, etc.) soient explicitement destinés à l’industrie du taxi professionnel ;
  • Que les programmes gouvernementaux soient adaptés et mieux financés pour faciliter l’interconnexion des applications mobiles de l’industrie du taxi professionnel, le développement des images de marque nationales, urbaines ou régionales et l’électrification du service.

Une simplification réglementaire à l’avantage de tous

  • Que la limite des territoires de desserte applicables à tous soit la limite des municipalités, dans le cas d’agglomérations urbaines, et des MRC, dans le cas des régions ;
  • Que le territoire de desserte envisagé par tout transport de personne soit validé par la Commission des transports du Québec, notamment afin d’assurer une disponibilité et une qualité du service partout au Québec ;
  • Que la Commission des transports du Québec établisse un prix de référence uniforme pour tout le transport rémunéré de personnes ;
  • Que la modulation des prix soit permise pour tous, sans dépasser le double du prix de référence à la hausse (prix plafond) afin de protéger le consommateur et sans dépasser 25% à la baisse (prix plancher) afin de protéger l’industrie du dumping ;
  • Que la formation obligatoire à l’obtention d’un permis de chauffeur soit établie à 35 heures et standardisée pour l’ensemble du territoire du Québec (service à la clientèle et technologies) ;
  • Que les critères afin qu’une voiture soit autorisée à faire du transport rémunéré de personnes soient uniformes et permettent d’offrir le service (hauteur, empattement, véhicules atypiques, etc.);
  • Que la vérification biannuelle par un corps policier des antécédents judiciaires soit obligatoire pour toutes les personnes désirant travailler dans l’industrie ;
  • Que toutes les personnes qui ont bénéficié d’une absolution ou d’un pardon ne soient pas être considérées comme ayant des antécédents judiciaires ;
  • Que les règles fiscales liées à l’enregistrement des ventes et la connexion à Revenu Québec soient obligatoires et uniformes pour tous ;
  • Que le gouvernement renforce significativement ses contrôles en matière de transport illégal urbain ou régional ;
  • À des fins de qualité du service et de sécurité,
  • Que le permis de chauffeur de taxi (classe 4C) soit maintenu, aux mêmes conditions, afin de réaliser du transport rémunéré de personnes ;
    • Que la vérification mécanique des véhicules soit annuelle ;
  • Qu’il n’y ait qu’une seule catégorie d’intermédiaires, répartiteurs ou répondants, détenant tous les mêmes possibilités, tous assujettis aux mêmes contrôles du gouvernement et bénéficiant des mêmes possibilités et mesures transitoires de reconnaissance du gouvernement.

Une gestion de l’offre renouvelée et moderne

  • Que la notion de « besoins de la population » soit maintenue dans la législation et donc introduite à l’article 1 du projet de loi (référence : article 1 de la Loi concernant les services de transport par taxi) ;
  • Que la notion de « nombre maximal de voitures en simultané par territoire » soit introduite dans la législation afin d’assurer une gestion de l’offre renouvelée sans constituer une barrière à l’entrée ;
  • En plus du maintien des permis de propriétaires de taxi transférables actuels, que le gouvernement émette au maximum 835 permis temporaires de 5 ans et non transférables pour permettre à un nombre équivalent de voitures des nouveau joueurs d’oeuvrer dans les différents territoires ;
  • Que le nombre maximal de voitures en simultané par territoire soit réparti et réévalué périodiquement par la Commission des transports en fonction des besoins de la population de chaque territoire de desserte, sans dépasser un ajustement de 10 % par année globalement et par territoire ;
  • Que les permis de propriétaire de taxi transférables puissent désormais être loués indépendamment des voitures.

Des compensations équitables

  • Que le gouvernement verse immédiatement la compensation de 250 millions de dollars prévue au dernier budget afin de compenser la perte de valeur des permis de propriétaire de taxi, de la manière suivante :
  • un montant égal par permis ;
    • jusqu’au maximum de la valeur marchande indexée de 2014-2015 ;
    • en tenant compte de la compensation reçue en 2018-2019 seulement pour établir ce maximum ;
    • sans aucune renonciation des titulaires de permis ;
  • Que la notion de « respect de l’équité envers les titulaires qui exploitent tout permis » au moment de la mise en œuvre des mesures proposées soit maintenue dans la législation et donc introduite à l’article 1 du projet de loi (référence : article 89.1 de la Loi concernant les services de transport par taxi) ;
  • Par équité entre tous les joueurs de l’industrie :
  • que la redevance prévue à l’article 257 du projet de loi, applicable à toutes les courses, soit d’un minimum de 1,53 $ par course ;
    • que cette redevance soit maintenue pour toute la période permettant d’atteindre les sommes nécessaires à une compensation équivalente à la pleine valeur marchande indexée de chaque permis de propriétaire de taxi en 2014-2015 ;
    • c. Que la compensation visant le détenteur de chaque permis de propriétaire au moment de la présentation du projet de loi soit versée immédiatement à la sanction dudit projet de loi ;
  • À défaut de verser immédiatement cette portion de la compensation,
  • que le gouvernement verse annuellement les montants perçus pour la compensation aux titulaires de permis de propriétaire, au prorata de la valeur marchande 2014-2015 de chaque permis, estimée par la Commission des transports du Québec;
    • que les personnes qui étaient titulaires d’un permis de propriétaire de taxi à l’adoption du projet de loi et réalisant toujours des services de taxi professionnel soient exemptés de remettre la compensation perçue au gouvernement ;
    • que ces montants soient comptabilisés comme compensation reçue en tant qu’une partie de la compensation totale à recevoir ;
  • Que tout montant réservé par le gouvernement pour des motifs humanitaires soit prioritairement et immédiatement affecté à du soutien en planification financière, en orientation professionnelle et en prévention du suicide ;
  • Notamment à des fins fiscales,
    • que la valeur d’acquisition de chaque permis inscrite aux archives de la Commission des transports du Québec soit reconnue en cas d’absence de pièce justificative suffisante;
    • qu’une valeur d’acquisition minimale (prix plancher) soit établie par la Commission des transports du Québec afin de couvrir les situations exceptionnelles telles que le legs de permis ;
  • Afin d’assurer une transition harmonieuse,
    • que le délai de mise en vigueur de la nouvelle loi soit de deux ans ;
    • qu’un comité national de transition du taxi soit constitué, sur la base de la participation à la rencontre consultative du ministère des Transports du 2 mai 2019, afin d’agir comme canal d’information de l’industrie et de proposer les mesures nécessaires en cas de problèmes liés à la transition.

Information pour la manifestation des taxis

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Montréal, le 4 avril 2019 – Demain, des milliers de taxis convergeront vers Montréal pour circuler dans la métropole et faire entendre leur colère contre l’inhumain projet de loi 17 qui détruit leur industrie, leurs aspirations légitimes et qui pousse à la faillite 22 000 familles, sans aucuns remords apparents.

Les taxis arrivant de l’Est sont invités à se réunir aux Galeries d’Anjou, près du magasin La Baie.

Les taxis arrivant du Sud sont invités à se réunir à la Place Desaulniers à Longueuil.

Les taxis arrivant du Nord sont invités à se réunir au Cosmodôme de Laval, près du cinéplex.

Les taxis arrivant de l’Ouest sont invités à se réunir au Centre Fairview, face à l’autoroute 40.

Tous les cortèges se mettront en branle entre 8 h 30 et 9 h. Ils se dirigeront lentement vers le bureau du ministre des Transports, au 500 René-Lévesque Ouest, à Montréal. Une fois sur place, ils stationneront leur véhicule pour en sortir et exprimer leur rage envers un gouvernement qui les pousse à la faillite alors qu’ils se sont correctement conformés aux règles de l’État.

Les taxis qui ne peuvent se rendre à Montréal sont invités à manifester dans leur région, de manière symbolique, en appui à leurs collègues dans la métropole.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.

Photo PC

Le bulldozer à toute vitesse pour raser l’industrie du taxi

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Québec, le 3 avril 2019 – Selon toute vraisemblance, le gouvernement de François Legault annoncera dans les prochaines heures qu’il devance de façon très extraordinaire les commissions parlementaires sur le projet de loi 17 qui détruit l’industrie québécoise du taxi, anéantit un investissement local de 1,3 milliard de dollars et sous-traite à Uber le gagne-pain de 22 000 familles. Le ministre annoncera que les travaux débutent la semaine prochaine, le 9 avril, avant même l’étude des crédits budgétaires.

« Pour nous, c’est une insulte de plus, » explique Abdallah Homsy, porte-parole de l’industrie du taxi. « Il nous demande d’être de bonne foi et de dialoguer pendant qu’il avance à toute vitesse avec son bulldozer pour écraser notre industrie et nos milliers de familles. C’est une déclaration de guerre contre des familles qui se sont correctement pliées aux exigences de l’État. Il ne comprend pas la détresse et le désespoir qu’il crée. Il sera seul à en assumer les conséquences. Son comportement n’est pas digne d’un homme d’État. Il nous force à être dans la rue. C’est là que ça va se jouer, malheureusement pour les citoyens. »

Encore lundi, les représentants de l’industrie ont participé à une rencontre de six heures avec le ministère des Transports pendant lesquelles les fonctionnaires avaient un mandat clair : ne parler que des compensations. Les représentants de l’industrie estiment qu’il s’agit là d’une stratégie claire pour faire éclater la coalition des taxis en les amenant à s’entredéchirer pour les miettes offertes. Les chiffres de la Commission des transports démontrent que la valeur des permis de taxi est de 1,3 milliard de dollars.

« Le ministre Bonnardel a totalement oublié que derrière ses lois, il y a des humains et des familles en règle qu’il envoie sans aucuns remords à la faillite. Nous avions demandé une petite pause de deux semaines pour calmer le jeu et entreprendre un dialogue réellement constructif, sans menace constante de destruction. Il est maintenant absolument clair que le ministre est totalement sourd et avance de façon idéologique. Il entend sacrifier 22 000 familles sur l’autel du libre marché pour assouvir la soif d’Uber, » ajoute monsieur Homsy.

Le gouvernement du Québec force maintenant tous les taxis du Québec à manifester et à se faire entendre dans la rue. Ils n’ont plus rien à perdre. Leur propre gouvernement entend les détruire parce qu’ils ont suivi les règles de l’État.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.

Photo : PC

Les taxis devront monter le ton

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Montréal, le 2 avril 2019 – Après une rencontre de plus de six heures avec les représentants du ministère des Transports, les représentants de l’industrie du taxi en viennent à un constat clair, le gouvernement ne veut rien entendre de leurs revendications. Lors de cette rencontre, les taxis ont demandé :

  • Une étude d’impact indépendante, rapide et transparente afin d’établir clairement les conséquences du projet de loi 17 pour tous;
  • Une suspension de deux semaines dans l’avancement du projet de loi afin de calmer le jeu et permettre un dialogue constructif.

La première demande est restée sans réponse. La seconde a été carrément rejetée par le cabinet du ministre des Transports.

« Où est l’urgence de détruire l’industrie du taxi? Pourquoi le gouvernement se précipite-t-il dans une voie qui envoie 22 000 familles à la faillite? Normalement, on met des centaines de millions en urgence pour sauver une industrie, pas pour la détruire, » estiment les représentants de l’industrie Michel Aboujaoudé, François Cyr, Abdallah Homsy, Wilson Jean-Paul et Serge Lebreux.

L’industrie devra monter le ton

Alors que les représentants de l’industrie sont ouverts au dialogue, ils constatent que le gouvernement ne semble tenir des réunions que pour donner l’impression d’être ouvert.

« Les taxis vont devoir monter le ton et tenir la plus grande manifestation à ce jour, d’un bout à l’autre de la province. On dirait que c’est le seul langage que comprend monsieur Bonnardel. On dirait qu’il prend les vies qu’il brise à la légère, » ajoutent les porte-parole.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.

Le ministre Bonnardel offre 0 $ pour l’abolition des permis de taxi

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Montréal, le 26 mars 2019 – Le ministre Bonnardel a confirmé aux dirigeants de l’industrie du taxi, pendant leur rencontre d’une heure, qu’il n’offre pas un seul dollar pour l’abolition des permis de taxi. Il leur a expliqué que les 250 M$ en compensation n’ont aucun lien avec le projet de loi 17, mais plutôt avec la perte de valeur entre 2014 et 2018. Il n’offre donc pas un cent pour la destruction de l’industrie.

« On comprend que les compensations annoncées ne sont pas nouvelles. Elles sont pour les quatre dernières années, pas pour notre avenir. Le gouvernement de la CAQ n’offre absolument rien aux taxis, tout en détruisant notre avenir et nos familles, » explique Abdallah Homsy, porte-parole de l’industrie du taxi.

Comment négocier sur 22 000 faillites

Durant cette rencontre, les dirigeants de l’industrie ont été forcés de constater que le ministre n’a fait preuve d’aucune ouverture en ce qui concerne le retrait du projet de loi 17. Ils ont par ailleurs expliqué au ministre qu’il a tout le pouvoir nécessaire pour moderniser l’industrie tout en respectant le contingentement. « Comment voulez-vous qu’on négocie une entente quand la conversation commence par “on va pousser vos 22 000 familles à la faillite ?” On négocie quoi après ça ? On va vous pousser à la faillite, mais on va nous donner un porte-clés ? » ironise Serge Lebreux, porte-parole des taxis en région.

Pour les prochains jours

Au cours des prochaines heures, les dirigeants de l’industrie vont informer leurs membres des réponses insatisfaisantes du ministre des Transports. Des moyens de pression seront élaborés en conséquence par la suite. « C’est certain que la déclaration du premier ministre, comme quoi la proposition de nous pousser à la faillite est “finale” n’aide pas à calmer le jeu, » conclut monsieur Lebreux.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.

Participation exceptionnelle à la première journée de moyens de pression des taxis

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Partout au Québec, le 25 mars 2019 – Les dirigeants de l’industrie du taxi du Québec sont fiers de constater la force exceptionnelle de la mobilisation des travailleurs au terme de la première journée de moyens de pression. Des actions ont eu lieu à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Gatineau, Ste-Hyacinthe, Sherbrooke, Rivière-du-Loup, Repentigny, Laval, Longueuil, Chicoutimi, Trois-Pistoles, St-Georges de Beauce, St-Joseph de Beauce, Jonquière, Thetford Mines, Rimouski, Shawinigan, Joliette, St-Jérôme, Sorel, Victoriaville, Hull, Drummondville, l’Abitibi-Témiscamingue, la Gaspésie, la Montérégie, la Côte-Nord et bien sûr Granby. Pour les dirigeants de l’industrie, ce succès démontre à quel point le projet de loi 17 fait consensus contre lui et est inhumain.

Rencontre avec le ministre des Transports

Les dirigeants de l’industrie du taxi rencontrent le ministre des Transports demain, à 13 h, à son bureau de Montréal. Ils vont maintenir leur demande de retrait total du projet de loi, puisqu’ils ne voient pas comment une discussion peut avoir comme prémisse la faillite de 22 000 familles.

Le 26 mars 2019

Demain, les dirigeants de l’industrie invitent leurs membres à retourner au travail et à transporter des clients. Ils auront l’occasion d’expliquer aux clients pourquoi ils n’avaient pas le choix d’entreprendre des moyens de pression. Toutefois, ils savent d’avance que certains travailleurs du taxi vont continuer de manifester demain, particulièrement mis en furie par la plus récente déclaration du ministre des Transports, disant que son offre était « finale ».

Toutefois, les dirigeants de l’industrie invitent leurs membres à conserver des forces. La lutte s’annonce longue et ne permettra aucune pause réelle avant la fête de la St-Jean-Baptiste.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.

L’industrie du taxi demande le retrait total du projet de loi 17

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Montréal, le 24 mars 2019 – Au terme de plusieurs réunions de crise, les dirigeants de l’industrie ont pris la décision suivante : ils demandent le retrait total du projet de loi 17.

« En ce qui nous concerne, le projet de loi 17 est totalement inhumain. Il envoie sciemment et sans détour près de 22 000 familles à la faillite, au bénéfice d’une multinationale sans foi ni loi. Ce terrain-là est brûlé, on ne voit pas comment on peut bâtir dessus. Pour avancer, il faut carrément retirer le projet de loi 17, » explique Abdallah Homsy, porte-parole pour l’industrie du taxi.

Les dirigeants de l’industrie tiennent à souligner que les 12 000 chauffeurs sont tout aussi perdants que les 9 000 propriétaires de permis de taxi. « Si les chauffeurs estiment qu’ils ont du mal à gagner leur vie actuellement, ils en seront tout simplement incapables lorsque le nombre de taxis au Québec passera de 8000 à 80 000 ou 100 000, » ajoute monsieur Homsy.

Grève générale demain

Une grève générale de l’industrie du taxi est prévue demain partout au Québec, à partir de 7 h. Les taxis s’excusent d’avance à leur clientèle. Les clients frustrés seront invités à contacter leur député provincial.

« Il va y avoir grève d’un bout à l’autre du Québec. Déréglementer le taxi pour faire plaisir à Uber, c’est très mal comprendre combien les taxis sont un service essentiel en région. Les Québécois ne vivent pas tous au centre-ville de Montréal », conclut monsieur Serge Lebreux, porte-parole des taxis en région.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.

Les moyens de pression ne sont même pas commencés et le ministre/lobbyiste sollicite déjà une rencontre avec les taxis

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À tous les membres de l’industrie du taxi,

Au cours des dernières minutes, le cabinet du ministre des Transports/lobbyiste d’Uber, François Bonnardel, a contacté les dirigeants de l’industrie du taxi pour une rencontre à son bureau. Nous ne cesserons les moyens de pression que lorsque notre gagne-pain et nos familles seront protégés. Nous n’avons plus rien à perdre ! Il doit reculer !

Le ministre a attendu quatre jours avant de penser à nous inviter à une rencontre. Quatre jours pendant lesquels des milliers d’entre nous ont perdu le sommeil, ont envisagé la faillite, ont vécu un stress inhumain… Nous avons besoin de lui faire entendre combien le projet de loi 17 est inhumain.

Assemblée générale extraordinaire des propriétaires

Une assemblée générale des propriétaires de taxi aura lieu dimanche. Tous les propriétaires de permis de taxi du Québec sont invités à venir sur place ou à envoyer un représentant. Ils seront informés des moyens de pression à venir pour les prochaines semaines.

Quoi :                         Assemblée générale extraordinaire des taxis

Quand :                     Dimanche, 24 mars 2019

Où :                            Buffet Marina

Adresse :                 4397, rue Denis-Papin, Montréal, H1R 3J8

Heure :                      Début de l’Assemblée à 14 h

Soyons forts, soyons unis !

Les dirigeants des TGM, RITQ et CPCDIT

La situation va très rapidement dégénérer

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Montréal et Québec, le 22 mars 2019 – Au terme d’une longue réunion hier soir, les dirigeants de l’industrie du taxi ont pris deux décisions principales :

  • Les moyens de pression concertés débuteront lundi matin ;
  • Il y aura une assemblée de taxi dimanche à Montréal. Les 8800 propriétaires de permis de taxi du Québec y sont invités. Le lieu sera annoncé dans les prochaines heures.

« Plusieurs journalistes et même des corps de police nous appellent pour savoir ce qui va arriver. Les propriétaires de taxi sont tellement furieux et ils n’ont tellement plus rien à perdre que nous avons du mal à donner des réponses. Une chose est certaine : la situation va dégénérer très rapidement. Le lobbyiste d’Uber et ministre des Transports, François Bonnardel, en a décidé ainsi, » explique Abdallah Homsy, désigné hier soir porte-parole pour l’industrie du taxi.

Une grève générale débutera lundi matin, d’ici là des gestes de protestation pourraient être posés partout au Québec, comme les taxis, qu’on envoie volontairement et sciemment à la faillite, ne sont plus capables de se contenir.

« On offre nos excuses à la clientèle qui sera touchée. Les clients pourront contacter leur député provincial pour se plaindre. Le tort qu’ils subiront sera relativement petit comparativement aux vies brisées par le lobbyiste d’Uber, » conclut monsieur Serge Lebreux, désigné porte-parole des taxis en région.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 8800 détenteurs de permis de taxi. Collectivement, ces permis valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Pour beaucoup de ces travailleurs, ce permis exigé et émis par le gouvernement du Québec, a été acheté à fort prix et leur propre maison est en garantie de cet achat. S’ils perdent leur permis, ils perdront souvent leur maison par le fait même.