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LES MÊMES RÈGLES DOIVENT S’APPLIQUER À TOUS LES TRANSPORTEURS RÉMUNÉRÉS DE PERSONNES

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Montréal et Québec, le 6 octobre 2019 – Les Taxis du Grand Montréal (TGM), le Comité provincial du taxi (CPCDIT) et le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) tiennent à réitérer les demandes des 3500 taxis qu’ils représentent. Les entreprises membres de ces organisations sont Allo Taxi, Taxelco, Taxi Atlas, Taxi Boisjoly, Taxi Champlain, Taxi Coop Beauport, Taxi Coop de l’Est, Taxi Coop de l’Ouest, Taxi Coop Val-Bélair, Taxi McGill, Taxi Pontiac, Taxi Rosemont, Taxi Union et Taxi Van Médic. Les représentants des propriétaires, des chauffeurs et des intermédiaires au Bureau de taxi de Montréal (BTM), Hassan Katoua, Souheil Saad et Georges Malouf, appuient les demandes ci-dessous.

Pour que le projet de loi 17 soit acceptable :

  1. TOUS LES TRANSPORTEURS RÉMUNÉRÉS DE PERSONNES DOIVENT RÉPONDRE AUX MÊMES RÈGLES, aussi bien Uber que les taxis ;
  2. Les propriétaires de permis de taxi doivent recevoir rapidement une compensation pleine et entière pour l’expropriation forcée qu’ils subissent. La Commission des transports du Québec estime la valeur des permis de taxi en décembre 2014, moment de l’arrivée d’Uber au Québec, à 1,3 milliard de dollars ;
  3. Des clientèles doivent être réservées aux taxis pour assurer aux 22 000 familles du taxi des revenus décents. Ces activités réservées sont, notamment, le transport dit adapté, le transport collectif, les contrats publics et le hélage.

Les organisations de taxi rappellent ces exigences fondamentales alors que certains demandent derrière des portes closes qu’on crée un nouveau système « à deux vitesses » et qu’on maintienne le carcan désuet des taxis. Les TGM, le CPCDIT et le RITQ sont en profond désaccord avec tout nouveau cadre législatif qui irait en ce sens.

Par ailleurs, jusqu’à nouvel ordre, les organisations mandatent monsieur Abdallah Homsy de les représenter auprès du gouvernement et du public.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 8800 détenteurs de permis de taxi. Collectivement, ces permis valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Pour beaucoup de ces travailleurs, ce permis exigé et émis par le gouvernement du Québec, a été acheté à fort prix et leur propre maison est en garantie de cet achat. S’ils perdent leur permis, ils perdront souvent leur maison par le fait même.

Les nouveaux moyens de pression culmineraient au Grand Prix du Canada

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Montréal et Québec, le 29 mai 2019 – L’étude détaillée, article par article, du projet de loi 17 commencera vraisemblablement demain. Les taxis du Québec vont surveiller de très près le début de cette nouvelle étape en route vers l’adoption du projet de loi 17.

« Jusqu’à maintenant, le ministre des Transports a adopté une attitude “crois ou meurs” par rapport à son projet de loi. Tous ceux qui ont expliqué les aspects désastreux de cette déréglementation ont été accueillis très froidement par le ministre, qui a souvent préféré s’enfermer dans une idéologie pro-Uber difficilement justifiable et nullement appuyée par les faits. Nous prêterons une très grande attention à l’étude détaillée dans l’espoir qu’il ait compris la justesse de certaines critiques importantes. S’il persiste à maintenir les aspects le plus destructeurs de son projet de loi, nous reprendrons les moyens de pression, qui vont culminer au Grand Prix du Canada, » expliquent Michel Aboujaoudé, François Cyr, Abdallah Homsy et Serge Lebreux, porte-parole de l’industrie du taxi.

Au cours des dernières semaines, les taxis ont été relativement silencieux, pour laisser place à la réflexion et l’analyse. S’il s’avère que le ministre n’apporte aucun changement majeur à son projet de loi, les taxis sauront qu’ils n’ont plus rien à perdre. Les critiques du projet de loi 17, en commission parlementaire, ont été, notamment, la Ville de Montréal, les utilisateurs du transport adapté, toutes les organisations de taxi, la FTQ, le Bureau du Taxi de Montréal et le Mouvement Desjardins.

Ces critiques ont dit au ministre des Transports que :

  • L’abolition du cadre actuel est inutile, néfaste, que la modernisation du taxi peut s’opérer à l’intérieur du système actuel et donc permettre à l’État d’économiser des centaines de millions $ ;
  • La valeur des permis de taxi est de 1,3 milliard $ et que toute compensation pour expropriation en deçà de cette somme serait injuste et injustifiable ;
  • Les contribuables n’ont pas à payer pour cette déréglementation qu’ils n’ont pas demandée. C’est à Uber et aux nouveaux joueurs de payer. Ils en ont largement les moyens ;
  • Le projet de loi ne contient aucune mesure sur le transport adapté et constitue un recul pour des milliers de personnes handicapées ;
  • La déréglementation va apporter plus de bouchons de circulation, surtout à Montréal, comme c’est le cas actuellement à New York et à San Francisco ;
  • La déréglementation va augmenter l’émission de GES parce qu’elle met en faillite des entreprises munies de véhicules hybrides pour les remplacer par des milliers de quidams qui feront du transport rémunéré avec leur voiture à essence personnelle ;
  • Le projet de loi 17 mène à la destruction du métier de chauffeur de taxi pour le déplacer vers l’amateurisme. Le projet de loi poussera vers la faillite, l’endettement et la précarité les 22 000 familles actuelles du taxi, en plus de tous les milliers de chauffeurs d’Uber qui travailleront pour des salaires de misère ;
  • L’ouverture à Uber constitue un recul parce qu’elle invite les multinationales à ignorer nos lois et à venir prendre les capitaux du Québec pour les envoyer dans les paradis fiscaux.

« Jusqu’à maintenant, les taxis ont été plutôt patients, en espérant que le gouvernement verrait lors des consultations parlementaires à quel point son projet de loi pro-Uber est néfaste. L’étude détaillée du projet de loi 17, notamment de l’article 1 qui abolit les quotas et les territoires, sera le moment pour le gouvernement de démontrer l’ouverture et l’écoute dont il se vante depuis des mois. S’il n’y a aucun changement profond, les taxis vont devoir prendre des moyens plus importants. Le gouvernement ne leur donnera plus le choix en détruisant sciemment leur industrie au bénéfice d’une multinationale sans foi ni loi, » concluent les porte-parole.

Les taxis demandent au gouvernement, par transparence, de déposer tous les amendements proposés dès le début de l’étude détaillée.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ et des TGM.

Le processus législatif ne devrait pas être une profession de foi

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Québec, le 8 mai 2019 – Hier et encore aujourd’hui, plusieurs organisations liées aux taxis se suivent en commission parlementaire et tiennent toutes le même propos : le projet de loi 17 est trop incomplet et précipité pour être appuyé. Invariablement, la réponse du ministre se résume généralement à « ne vous inquiétez pas, ça va bien aller, on va tout corriger par règlement ». Les règlements en question ne sont pas écrits, ne peuvent être lus et encore moins approuvés ou critiqués. De plus, un règlement ne pourra jamais aller à l’encontre du principe d’une loi.

« Le projet de loi 17 ne contient pas une seule ligne sur le transport adapté, sur la rentabilité des travailleurs du taxi, sur les vérifications mécaniques des véhicules… Mais nous devrions l’appuyer parce que le ministre a de bonnes intentions ? Le processus législatif ne devrait pas être une profession de foi. Nous nous prononçons sur le texte placé devant nous, pas sur des désirs ministériels intangibles. Actuellement, le projet de loi 17 permet tous les abus et ne protège aucunement les taxis. Qu’arrivera-t-il si le ministre actuel est victime d’un malaise ? Si le premier ministre décide de lui donner un autre poste ? Les taxis ne seront pas protégés, un point c’est tout, » expliquent Michel Aboujaoudé, François Cyr, Abdallah Homsy, Wilson Jean-Paul et Serge Lebreux, porte-parole de l’industrie du taxi.

Les représentants de l’industrie tiennent à rappeler qu’ils ont connu quatre ministres des Transports en quatre ans sous le gouvernement précédent.

« Le ministre veut rassurer l’industrie ? Il n’a qu’une seule façon de le faire : qu’il mette par écrit les points qu’il entend ajouter afin que les taxis puissent juger de propositions réelles et concrètes. Une industrie de 22 000 personnes ne peut donner son accord sur de simples vœux. Entre temps, il devrait freiner la progression de son projet de loi trop permissif et indéfini. Il n’y a pas d’urgence à détruire un système de 1,3 milliard $, » concluent les porte-parole.

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À propos de l’industrie du taxi
L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ et des TGM.

Photo (c) Philippe Boivin (www.philboivinphoto.com)

LISTE DES RECOMMANDATIONS DE L’INDUSTRIE DU TAXI

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Recommandations portant sur le principe du projet de loi

  • Que l’Assemblée nationale vote contre le principe du projet de loi no 17, Loi concernant le transport rémunéré de personnes par automobile ;
  • À défaut,
  • que l’Assemblée nationale adopte des amendements visant le maintien d’une gestion de l’offre renouvelée, afin d’assurer la disponibilité et la qualité des services aux citoyens, la pérennité et la modernisation de l’industrie, ainsi que le maintien de la valeur des permis de propriétaire de taxi ;
  • que le titre du projet de loi soit modifié ainsi : Loi concernant le transport par taxi et le transport rémunéré de personnes par automobile ;
  • À défaut, que l’Assemblée nationale adopte des amendements prévoyant le financement et le versement d’une compensation équitable basée sur la pleine valeur marchande indexée des permis de propriétaire de taxi en 2014-2015 ;
  • Que soit reconnue la véritable valeur marchande totale des permis de propriétaire de taxi professionnel avant l’arrivée d’Uber sur le marché québécois, à savoir approximativement 1,3 milliard de dollars en 2014-2015, valeur devant être indexée pour équivaloir aux dollars d’aujourd’hui ;
  • Que le gouvernement dévoile toutes les études, hypothèses et projections économiques sur lesquelles il s’est basé afin de proposer sa réforme;

La mobilité durable au cœur du débat

  • Que la notion de « mobilité durable » soit introduite dans la législation et donc introduite à l’article 1 de la Loi actuelle ou du projet de loi (référence : Politique de mobilité durable 2030 du ministère des Transports) ;
  • Que le gouvernement s’engage à adopter les mesures pertinentes afin que l’industrie du transport rémunéré de personne maintienne à son niveau actuel ses émissions de gaz à effet de serre ou les diminue, mais ne les augmente pas dans le futur ;
  • Que la législation ou la réglementation prévoie que toute voiture berline faisant du transport rémunéré de personnes, incluant donc autant le taxi professionnel que les nouveaux joueurs, devra être hybride, hybride rechargeable ou entièrement électrique au plus tard dans 24 mois ou à la prochaine date de renouvellement des véhicules selon les règles actuelles;

Des services de transport adapté de qualité, fiables et sécuritaires

  • À des fins de maintien de l’accessibilité et de la qualité du service, de fiabilité et de sécurité, que les services de transport adapté par véhicule automobile (autres qu’autobus ou minibus) soient réservé au taxi professionnel ;
  • Qu’une formation spécialisée soit obligatoire pour les chauffeurs en transport adapté ;
  • Que le gouvernement envisage une formation continue obligatoire à tous les 2 ans pour les chauffeurs en transport adapté ;
  • Que les caractéristiques nécessaires afin qu’une voiture puisse réaliser du transport adapté soient prescrites par règlement du gouvernement, selon les catégories « berline » et « fourgonnette », afin d’intégrer toutes les caractéristiques nécessaires à ce type de service ;
  • Dans le contexte d’un marché réservé au taxi professionnel, que l’accès aux programmes gouvernementaux liés à la transformation des véhicules pour les rendre plus accessibles deviennent conditionnels à la réalisation de transport adapté.

Des contextes réservés au taxi pour assurer sa pérennité

  • En transport rémunéré de personnes, que les aires d’attentes et les voies réservées soient uniquement réservés au taxi professionnel ;
  • Que les bassins d’attentes liés aux infrastructures nationales ou régionales soient strictement réservés à l’industrie du taxi professionnel;
  • Que le hélage sur la voie publique et la commande téléphonique soient réservés au taxi professionnel ;
  • Que les contrats de transport de personnes du gouvernement du Québec, des organismes gouvernementaux et des municipalités soient réservés à l’industrie du taxi professionnel ;
  • Que le droit de desservir les lieux reconnus comme infrastructures nationales et régionales à haut niveau d’achalandage ou liés au transport intermodal (aéroports, ports, gares, salles de spectacles, etc.) soit réservé prioritairement au taxi professionnel ;
  • Que la plaque de taxi professionnel soit maintenue comme identifiant supplémentaire pour les voitures de taxi et les limousines, notamment pour les contextes des voies réservées, des postes d’attente et des lieux réservés ;
  • Que la possibilité de convenir par contrat écrit d’un tarif de transport différent du tarif du gouvernement soit maintenue pour le taxi professionnel ;
  • Que les programmes gouvernementaux visant la modernisation de l’industrie du taxi (technologies, électrification, image de marque, etc.) soient explicitement destinés à l’industrie du taxi professionnel ;
  • Que les programmes gouvernementaux soient adaptés et mieux financés pour faciliter l’interconnexion des applications mobiles de l’industrie du taxi professionnel, le développement des images de marque nationales, urbaines ou régionales et l’électrification du service.

Une simplification réglementaire à l’avantage de tous

  • Que la limite des territoires de desserte applicables à tous soit la limite des municipalités, dans le cas d’agglomérations urbaines, et des MRC, dans le cas des régions ;
  • Que le territoire de desserte envisagé par tout transport de personne soit validé par la Commission des transports du Québec, notamment afin d’assurer une disponibilité et une qualité du service partout au Québec ;
  • Que la Commission des transports du Québec établisse un prix de référence uniforme pour tout le transport rémunéré de personnes ;
  • Que la modulation des prix soit permise pour tous, sans dépasser le double du prix de référence à la hausse (prix plafond) afin de protéger le consommateur et sans dépasser 25% à la baisse (prix plancher) afin de protéger l’industrie du dumping ;
  • Que la formation obligatoire à l’obtention d’un permis de chauffeur soit établie à 35 heures et standardisée pour l’ensemble du territoire du Québec (service à la clientèle et technologies) ;
  • Que les critères afin qu’une voiture soit autorisée à faire du transport rémunéré de personnes soient uniformes et permettent d’offrir le service (hauteur, empattement, véhicules atypiques, etc.);
  • Que la vérification biannuelle par un corps policier des antécédents judiciaires soit obligatoire pour toutes les personnes désirant travailler dans l’industrie ;
  • Que toutes les personnes qui ont bénéficié d’une absolution ou d’un pardon ne soient pas être considérées comme ayant des antécédents judiciaires ;
  • Que les règles fiscales liées à l’enregistrement des ventes et la connexion à Revenu Québec soient obligatoires et uniformes pour tous ;
  • Que le gouvernement renforce significativement ses contrôles en matière de transport illégal urbain ou régional ;
  • À des fins de qualité du service et de sécurité,
  • Que le permis de chauffeur de taxi (classe 4C) soit maintenu, aux mêmes conditions, afin de réaliser du transport rémunéré de personnes ;
    • Que la vérification mécanique des véhicules soit annuelle ;
  • Qu’il n’y ait qu’une seule catégorie d’intermédiaires, répartiteurs ou répondants, détenant tous les mêmes possibilités, tous assujettis aux mêmes contrôles du gouvernement et bénéficiant des mêmes possibilités et mesures transitoires de reconnaissance du gouvernement.

Une gestion de l’offre renouvelée et moderne

  • Que la notion de « besoins de la population » soit maintenue dans la législation et donc introduite à l’article 1 du projet de loi (référence : article 1 de la Loi concernant les services de transport par taxi) ;
  • Que la notion de « nombre maximal de voitures en simultané par territoire » soit introduite dans la législation afin d’assurer une gestion de l’offre renouvelée sans constituer une barrière à l’entrée ;
  • En plus du maintien des permis de propriétaires de taxi transférables actuels, que le gouvernement émette au maximum 835 permis temporaires de 5 ans et non transférables pour permettre à un nombre équivalent de voitures des nouveau joueurs d’oeuvrer dans les différents territoires ;
  • Que le nombre maximal de voitures en simultané par territoire soit réparti et réévalué périodiquement par la Commission des transports en fonction des besoins de la population de chaque territoire de desserte, sans dépasser un ajustement de 10 % par année globalement et par territoire ;
  • Que les permis de propriétaire de taxi transférables puissent désormais être loués indépendamment des voitures.

Des compensations équitables

  • Que le gouvernement verse immédiatement la compensation de 250 millions de dollars prévue au dernier budget afin de compenser la perte de valeur des permis de propriétaire de taxi, de la manière suivante :
  • un montant égal par permis ;
    • jusqu’au maximum de la valeur marchande indexée de 2014-2015 ;
    • en tenant compte de la compensation reçue en 2018-2019 seulement pour établir ce maximum ;
    • sans aucune renonciation des titulaires de permis ;
  • Que la notion de « respect de l’équité envers les titulaires qui exploitent tout permis » au moment de la mise en œuvre des mesures proposées soit maintenue dans la législation et donc introduite à l’article 1 du projet de loi (référence : article 89.1 de la Loi concernant les services de transport par taxi) ;
  • Par équité entre tous les joueurs de l’industrie :
  • que la redevance prévue à l’article 257 du projet de loi, applicable à toutes les courses, soit d’un minimum de 1,53 $ par course ;
    • que cette redevance soit maintenue pour toute la période permettant d’atteindre les sommes nécessaires à une compensation équivalente à la pleine valeur marchande indexée de chaque permis de propriétaire de taxi en 2014-2015 ;
    • c. Que la compensation visant le détenteur de chaque permis de propriétaire au moment de la présentation du projet de loi soit versée immédiatement à la sanction dudit projet de loi ;
  • À défaut de verser immédiatement cette portion de la compensation,
  • que le gouvernement verse annuellement les montants perçus pour la compensation aux titulaires de permis de propriétaire, au prorata de la valeur marchande 2014-2015 de chaque permis, estimée par la Commission des transports du Québec;
    • que les personnes qui étaient titulaires d’un permis de propriétaire de taxi à l’adoption du projet de loi et réalisant toujours des services de taxi professionnel soient exemptés de remettre la compensation perçue au gouvernement ;
    • que ces montants soient comptabilisés comme compensation reçue en tant qu’une partie de la compensation totale à recevoir ;
  • Que tout montant réservé par le gouvernement pour des motifs humanitaires soit prioritairement et immédiatement affecté à du soutien en planification financière, en orientation professionnelle et en prévention du suicide ;
  • Notamment à des fins fiscales,
    • que la valeur d’acquisition de chaque permis inscrite aux archives de la Commission des transports du Québec soit reconnue en cas d’absence de pièce justificative suffisante;
    • qu’une valeur d’acquisition minimale (prix plancher) soit établie par la Commission des transports du Québec afin de couvrir les situations exceptionnelles telles que le legs de permis ;
  • Afin d’assurer une transition harmonieuse,
    • que le délai de mise en vigueur de la nouvelle loi soit de deux ans ;
    • qu’un comité national de transition du taxi soit constitué, sur la base de la participation à la rencontre consultative du ministère des Transports du 2 mai 2019, afin d’agir comme canal d’information de l’industrie et de proposer les mesures nécessaires en cas de problèmes liés à la transition.

L’industrie du taxi souhaite la bienvenue à monsieur Péladeau et l’invite à une rencontre

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Montréal et Québec, le 25 avril 2019 – Les représentants de l’industrie du taxi souhaitent la bienvenue à monsieur Pierre Karl Péladeau et aux Placements St-Jérôme, qui semblent sur le point d’acquérir Taxelco.

« Nous leur souhaitons la bienvenue. Si la transaction est approuvée, nous espérons que monsieur Péladeau défendra les intérêts de l’industrie, des propriétaires de permis et des chauffeurs de taxi. Actuellement, le projet de loi 17 ébranle les bases mêmes de notre industrie, pour enrichir une multinationale sans foi ni loi et appauvrir les Québécois. Nous souhaitons en discuter avec monsieur Péladeau, » explique Michel Aboujaoudé, François Cyr, Abdallah Homsy, Wilson Jean-Paul et Serge Lebreux, porte-parole de l’industrie. Les représentants de l’industrie invitent monsieur Péladeau à une rencontre très prochainement, afin de discuter des tenants et aboutissants du taxi et de l’impact du projet de loi 17 sur le Québec.

En rencontre au MTQ

Les représentants de l’industrie étaient justement en rencontre aujourd’hui pour discuter avec les dirigeants du MTQ des effets du projet de loi 17. Il est important de rappeler que le projet de loi propose :

  • L’abolition des permis de taxi;
  • L’élimination des quotas liés aux territoires de taxi;
  • La destruction d’un actif québécois d’une valeur de 1,3 milliard de dollars;
  • Un plan de compensation de 800M$ sur 5 ans;
  • Une déréglementation complète spécifiquement destinée à favoriser l’arrivée de multinationales comme Uber et Lyft;
  • La disparition du métier de chauffeur de taxi et l’appauvrissement de tous les travailleurs de l’industrie.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.

75 % des taxis jugent la compensation gouvernementale très insatisfaisante

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Partout au Québec, le 24 avril 2019 – Après une consultation de cinq jours, les constats de l’industrie du taxi sont clairs : 75 % des taxis estiment que la compensation dictée par le gouvernement est insatisfaisante.

« Pour nous, c’est un signe clair que nos membres voient exactement la même situation que nous, malgré les affirmations du ministre des Transports : le gouvernement tente de nous exproprier de force et à rabais, avec pour effet de raser notre industrie et de céder tout le marché à une multinationale sans foi ni loi. Le ministre peut cesser d’acheter de la publicité à la radio. Nous l’invitons plutôt à venir s’asseoir avec nous pour trouver de vraies solutions durables, pour notre industrie et pour le Québec, » explique Abdallah Homsy, porte-parole de l’industrie du taxi.

Moyens de pression

La consultation a aussi permis de constater que l’industrie du taxi est très mobilisée et que les travailleurs sont nombreux à vouloir continuer les moyens de pression. Ces moyens de pression reprendront très bientôt.

« Contrairement à ce que les gens et le ministre croient, ce qui inquiète le plus nos membres, ce n’est pas la compensation, c’est leur gagne-pain. Comment feront-ils pour gagner leur vie si n’importe qui peut faire du taxi ? Les travailleurs du taxi sont des gens fiers. Ils souhaitent continuer à travailler chaque jour. Un chèque caduc sans travail est vu comme une prestation de décès dans l’industrie. Il faut que le ministre des Transports le comprenne : les taxis veulent travailler, pas vendre à rabais leur industrie à Uber, » conclut monsieur Homsy.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.

L’industrie du taxi consulte ses membres

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Québec, le 18 avril 2019 – Les représentants de l’industrie du taxi consultent leurs membres au cours des prochains jours pour déterminer les actions à poser à court terme. La compensation annoncée, sans consultation, par le ministre des Transports est perçue à la fois comme très importante et très insuffisante.

L’industrie tient à rappeler quelques faits :

  • Les permis de taxi ont une valeur de 1,3 milliard de dollars en 2014, à l’arrivée illégale d’Uber au Québec, selon la Commission des transports du Québec ;
  • La compensation basée sur la valeur d’acquisition du permis, par opposition à sa valeur marchande, fait en sorte que des milliers de travailleurs âgés se verront retirer leur fonds de pension et devront vivre une retraite dans la pauvreté et la précarité, alors qu’ils avaient investi dans un permis émis et exigé par l’État pour éviter cette situation. C’est comme si on vous expropriait et qu’on vous donnait la valeur de votre maison en 1990, en disant que vous avez « spéculé » ;
  • Plusieurs points restent à éclaircir. Si on retire les permis maintenant et qu’on les rembourse entièrement dans cinq ans, qui payera les intérêts sur la dette pendant ces cinq années ? Les travailleurs du taxi devront-ils entrer dans un marché nouvellement déréglementé en traînant un injuste boulet imposé par l’État ? Ce ne serait pas là la création d’un marché réellement équitable et l’État favoriserait, une fois de plus, la multinationale Uber.
  • Les travailleurs du taxi n’ont pas demandé d’être expropriés. Il s’agit d’une décision unilatérale du gouvernement à la demande d’Uber. Dans ce contexte, les taxis ne voient pas pourquoi l’État leur impose un rabais arbitraire de 41 % sur la valeur de leur permis. De plus, les taxis ne souhaitent pas que les contribuables ou les clients du taxi paient les compensations. Ils estiment que c’est au joueur qui bouscule sans respect les règles de payer, Uber, qui en a largement les moyens ;
  • Indépendamment de toute compensation, la question de la pérennité de l’industrie du taxi demeure. Comment, si tout le monde peut faire du taxi, survivront les gens qui ont fait du taxi leur métier ? Sont-ils condamnés au chômage et pire ? Si le gouvernement ne souhaite pas payer la pleine valeur des permis de taxi, peut-il garantir des secteurs d’activité exclusifs aux taxis ? Le transport adapté, par exemple, est totalement absent du projet de loi 17. Ce type de service et d’autres, qui requièrent une formation que seuls les taxis ont, pourraient être réservés aux taxis. Ainsi, le gouvernement offrirait mieux qu’un chèque caduc, il offrirait un gagne-pain.

Les représentants de l’industrie devraient annoncer mercredi les gestes qu’ils poseront dans les jours suivants. D’ici là, les travailleurs du taxi, passablement ébranlés dans les dernières semaines, sont invités à profiter du congé pascal en famille et à prendre un repos amplement mérité.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.

Le gouvernement offre une prestation de décès bonifiée mais vise toujours à tuer l’industrie québécoise du taxi

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Montréal, le 15 avril 2019 – Les représentants de l’industrie du taxi estiment que la nouvelle proposition du ministre des Transports, à propos des compensations liées à la destruction de leur industrie, se résume simplement : le ministre bonifie sa prestation de décès, mais tient quand même à tuer l’industrie québécoise du taxi.

« La proposition du ministre revient à dire que nous aurons de meilleures funérailles, mais qu’il va quand même tuer l’industrie du taxi pour faire plaisir à Uber, » résume Abdallah Homsy, porte-parole de l’industrie du taxi.

Plusieurs éléments de cette proposition sont inacceptables pour les travailleurs du taxi :

  • La somme offerte ne représente que 59 % de la valeur marchande des permis de taxi. Cela revient donc à voler 530 M$ des poches de familles modestes qui se sont conformées à toutes les exigences de l’État ;
  • La proposition pénalise particulièrement les propriétaires de permis qui ont acquis un permis il y a plus d’une décennie et qui ont cru au système créé par l’État. Pour ces travailleurs, c’est leur fonds de pension qu’on se propose de voler.
  • Les redevances sur chaque course s’appliqueront sans distinction aux taxis et aux autres transporteurs. Cela revient à dire que les taxis vont payer pour leurs propres compensations. Cette proposition n’a aucun sens puisqu’ils sont sensés être compensés et non se faire un prêt à eux-mêmes sur six ans.
  • La proposition ne règle en rien les conséquences du décontingentement qui multipliera le nombre de concurrents par 100 ou 1000 et qui rendra impossible pour un artisan de gagner sa vie dignement dans le taxi.

« Cette proposition envoie toujours l’industrie du taxi à sa mort et 22 000 familles au chômage ou pire, au bénéfice d’une multinationale sans foi ni loi. C’est toujours tout autant inacceptable. Et le ministre dit qu’il manque d’argent pour payer la valeur marchande. Qu’il fasse preuve d’un peu de courage et qu’il confronte Uber au lieu de s’en prendre à des familles en règle. Il pourrait aussi exiger qu’Uber rembourse les taxes usurpées en 2015 et 2016, au lieu de refiler la facture aux contribuables et aux taxis, » conclut monsieur Homsy.

Les représentants de l’industrie sont particulièrement irrités que le ministre fasse une telle annonce médiatique alors qu’il sait qu’une rencontre avait lieu ce matin au sujet de projet de loi 17. L’attitude du ministre tend encore une fois à jeter de l’huiler sur le feu.

Au cours des prochains jours, les représentants de l’industrie consulteront leurs membres afin de déterminer les actions à poser et s’il est nécessaire d’aller vers des moyens de pression plus radicaux pour faire entendre raison à un gouvernement qui poursuit sa route vers des mesures inhumaines.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.

Information pour la manifestation à Québec

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Québec, le 9 avril 2019 – Demain, tous les taxis du Québec sont invités à venir manifester près de l’Assemblée nationale à 10h pour faire entendre leur colère. Ce sera le début des consultations parlementaires sur l’inhumain projet de loi 17, le projet de loi qui envoie 22 000 familles à la faillite et qui détruit un investissement local de 1,3 milliard de dollars, pour céder toute la place à une multinationale sans foi ni loi.

Pour les gens de Montréal et de la rive nord du St-Laurent

Les taxis de la région de Montréal se donnent rendez-vous aux Galeries d’Anjou, près du magasin La Baie. Ils quitteront pour Québec entre 5 h 30 et 6 h. Les taxis de Lanaudière réunis à Berthierville (1041, avenue Gilles-Villeneuve) se joindront au convoi quelques minutes plus tard. Les taxis de Trois-Rivières, réunis au 519, rue Vachon, feront de même lorsque le convoi atteindra leur secteur. Une fois que ce convoi aura atteint Québec, on vous invite à vous rendre directement au bureau du ministre des Transports, en passant par l’autoroute 40, puis 73 (laurentienne), la côte d’Abraham et l’avenue Honoré-Mercier.

Pour les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Les taxis du Saguenay-Lac-Saint-Jean se donnent rendez-vous à 6 h 15 au Costco de Saguenay, au 2500, boulevard Talbot. Le départ aura lieu vers 6 h 45. Ils seront accueillis au Marché Jean-Talon à Québec à 9 h par les taxis de Charlesbourg, pour franchir les derniers kilomètres qui les mènent à l’Assemblée nationale.

Pour les gens de la rive sud du St-Laurent

Les taxis qui viennent de Sherbrooke, Drummondville, St-Jean, Rimouski et toute la rive sud du St-Laurent, on vous invite à vous rendre au Costco à Lévis (1160 rue de la Concorde) pour 9 h. Les taxis de Lévis vous attendront sur place. Ils feront avec vous les derniers kilomètres vers l’Assemblée nationale.

Tous les taxis se rendront pour 10 h au bureau du ministre des Transports à Québec, au 700 René-Lévesque Est. Nous allons stationner nos véhicules sur le boulevard René-Lévesque et nous irons manifester à pied autour de l’Assemblée nationale.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.

Le désaccord majeur entre les taxis et le ministre Bonnardel demeure entier

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Montréal, le 8 avril 2019 – Au terme d’une rencontre de près de quatre heures entre les représentants de l’industrie du taxi et le ministre des Transports, François Bonnardel, le désaccord majeur demeure entier. Les taxis exigent qu’on protège leur famille et leur gagne-pain contre les ravages de l’inhumain projet de loi 17. Aucune protection du genre n’a été offerte par le ministre à ce jour.

« Aujourd’hui, nos familles sont aussi menacées par le projet de loi 17 qu’elles ne l’étaient hier. Sur le fond, il n’y a eu aucun progrès aujourd’hui. Si le projet de loi est adopté, le gouvernement envoie 22 000 familles directement à la faillite au bénéfice d’une multinationale sans foi ni loi. Rien n’a changé et ce projet de loi est toujours aussi inhumain, » résume le porte-parole de l’industrie, Abdallah Homsy.

Malgré tout, les représentants de l’industrie et le ministre ont convenu de tenir des rencontres régulières au cours des prochaines semaines, pour tenter de trouver une solution à ce qui semble actuellement être un conflit insoluble.

« Tant que nos familles ne seront pas protégées de la destruction massive annoncée, nous ne cesserons pas nos moyens de pression. Ce n’est pas une rencontre polie qui va nous rassurer, alors qu’on nous annonce l’anéantissement de notre industrie. Nous allons continuer de nous faire entendre et de revendiquer le maintien de notre industrie, » conclut monsieur Homsy.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.