75 % des taxis jugent la compensation gouvernementale très insatisfaisante

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Partout au Québec, le 24 avril 2019 – Après une consultation de cinq jours, les constats de l’industrie du taxi sont clairs : 75 % des taxis estiment que la compensation dictée par le gouvernement est insatisfaisante.

« Pour nous, c’est un signe clair que nos membres voient exactement la même situation que nous, malgré les affirmations du ministre des Transports : le gouvernement tente de nous exproprier de force et à rabais, avec pour effet de raser notre industrie et de céder tout le marché à une multinationale sans foi ni loi. Le ministre peut cesser d’acheter de la publicité à la radio. Nous l’invitons plutôt à venir s’asseoir avec nous pour trouver de vraies solutions durables, pour notre industrie et pour le Québec, » explique Abdallah Homsy, porte-parole de l’industrie du taxi.

Moyens de pression

La consultation a aussi permis de constater que l’industrie du taxi est très mobilisée et que les travailleurs sont nombreux à vouloir continuer les moyens de pression. Ces moyens de pression reprendront très bientôt.

« Contrairement à ce que les gens et le ministre croient, ce qui inquiète le plus nos membres, ce n’est pas la compensation, c’est leur gagne-pain. Comment feront-ils pour gagner leur vie si n’importe qui peut faire du taxi ? Les travailleurs du taxi sont des gens fiers. Ils souhaitent continuer à travailler chaque jour. Un chèque caduc sans travail est vu comme une prestation de décès dans l’industrie. Il faut que le ministre des Transports le comprenne : les taxis veulent travailler, pas vendre à rabais leur industrie à Uber, » conclut monsieur Homsy.

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À propos de l’industrie du taxi

L’industrie du taxi du Québec compte environ 9000 détenteurs de permis de taxi et 12 000 chauffeurs. Collectivement, les permis de taxi valaient, en décembre 2014, au moment de l’arrivée d’Uber au Québec, 1,3 milliard de dollars selon les chiffres de la Commission des transports du Québec. Le projet de loi 17 détruit le gagne-pain de tous ces travailleurs, puisqu’aucun d’entre eux ne nous pourra en vivre lorsque l’industrie sera déréglementée. Ce communiqué est envoyé au nom de l’AHTT, l’ATRQ, du CPCDIT, du RITQ, du RTAM et des TGM.